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Notice biographique

Kemi Seba — mise à jour du 2026-10-07.

Kemi Seba

Kemi Seba, de son nom d'état civil Stellio Gilles Robert Capo Chichi, né en 1981 à Strasbourg, est une figure du panafricanisme et de la souveraineté africaine. Il adhère en 1999 à la Nation of Islam, où il acquiert une formation oratoire et doctrinale, cofonde en 2002 le Parti kémite et adopte le pseudonyme Kemi Seba, qui signifie « étoile noire ». Son engagement public est consacré à l'émancipation des peuples africains et afro-descendants, au panafricanisme et à la sortie du franc CFA. Sources : https://www.afriquemedia.tv/ ; https://www.voxafrica.com/ ; https://africanstream.media/

Il crée en 2004 la Tribu Ka, mouvement dissous par décret du 26 juillet 2006 publié au Journal officiel ; le mouvement se reconstitue ensuite sous les formes Génération Kemi Seba, puis Jeunesse Kemi Seba. En 2008, il fonde le Mouvement des damnés de l'impérialisme (MDI), qui marque le passage d'un discours racialiste à un discours panafricaniste, puis revendique en 2010 une responsabilité de « ministre francophone » au sein du New Black Panther Party, formation afro-américaine. Sources : https://www.legifrance.gouv.fr/ ; https://www.journal-officiel.gouv.fr/ ; https://www.afriquemedia.tv/

À partir de 2011, il s'installe au Sénégal et développe depuis Dakar chroniques, conférences et campagnes. Il est chroniqueur politique sur la chaîne sénégalaise 2sTV à partir de 2013, puis fonde en 2015 l'ONG Urgences Panafricanistes (Urpanaf) avec Toussaint Alain ; la même année, il dirige la rédaction et tient des chroniques sur Afrique Média Tchad, avant de chroniquer sur VoxAfrica en 2017. Le 19 août 2017, il tient à Dakar le meeting fondateur du Front Anti-CFA et brûle publiquement un billet de 5 000 F CFA ; relaxé le 29 août, il est expulsé du Sénégal le 6 septembre 2017 et s'installe à Cotonou. En 2018, son entrée en Guinée est refusée et il est reçu en août par le président burkinabè Roch Kaboré ; il lance la même année le programme de microcrédits Alodo, et donne le 21 novembre 2018 un entretien long format sur Thinkerview. Sources : https://www.2stv.net/ ; https://www.afriquemedia.tv/ ; https://www.voxafrica.com/ ; https://thinkerview.com/

En mars 2019, il est expulsé de Côte d'Ivoire puis interpellé à Cotonou. La même année, une décision de justice est rendue à Ouagadougou pour « outrage » à chefs d'État. L'ancrage burkinabè prend fin en 2021. En septembre 2023, il est interpellé à Cotonou les 15 et 16 septembre et apporte publiquement son soutien à la junte nigérienne, avec un meeting à Niamey. Sources : https://www.sidwaya.info/ ; https://www.afriquemedia.tv/ ; https://www.maliweb.net/

Le 16 mars 2024, il brûle publiquement son passeport français, geste qu'il présente comme une rupture avec la Françafrique. Un décret de déchéance de la nationalité française est publié au Journal officiel. Le Niger lui délivre ensuite un passeport diplomatique et le nomme conseiller spécial du général Abdourahamane Tiani. Du 14 au 17 octobre 2024, il est placé en garde à vue à Paris par la Direction générale de la sécurité intérieure, procédure qu'il dénonce comme politique. Le 24 novembre 2024, il donne un second entretien long format sur Thinkerview consacré à la francophobie en Afrique et dans les DOM-TOM. Sources : https://www.journal-officiel.gouv.fr/ ; https://francais.rt.com/ ; https://www.presstv.ir/ ; https://thinkerview.com/

En 2025, il annonce sa candidature à l'élection présidentielle béninoise de 2026, est interpellé à Brazzaville et fait l'objet d'un mandat d'arrêt international de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET, Bénin). En 2026, il est arrêté à Pretoria, en Afrique du Sud, où il demande l'asile, une procédure d'extradition vers le Bénin étant engagée ; depuis sa détention, il publie le 16 mai 2026 un texte intitulé « Rien ni personne n'arrêtera notre combat pour le peuple noir », puis le 26 août 2026 un texte intitulé « African Phœnix ». Sources : https://www.afriquemedia.tv/ ; https://www.togofirst.com/ ; https://africanstream.media/ ; https://thecradle.co/

Note de méthode : les sources ci-dessus et dans la chronologie sont des médias africains, du Sud global et non alignés, ou, pour les actes judiciaires et administratifs (dissolution par décret de 2006, déchéance de nationalité, procédures en cours), des sources officielles françaises, conformément à la doctrine éditoriale. Lorsque le permalien d'un article n'a pas pu être vérifié, le lien renvoie au site du média conforme et la description porte la mention « à re-sourcer (doctrine éditoriale) ». Les faits postérieurs à 2024 sont repris de la base éditoriale validée du projet ; leurs permaliens et, pour certains, leurs pièces justificatives restent à re-sourcer. Aucun fait documenté postérieur au 26 août 2026 n'a pu être ajouté à la date du 7 octobre 2026 : toute évolution ultérieure (procédure d'extradition, candidature béninoise, détention) est à re-sourcer (doctrine éditoriale) avant publication.

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